Par M. S. Alaoui
Le cycle de la cause et de l’effet
« La justice de Dieu n’est pas différée à l’au-delà — elle s’exerce ici et maintenant, à travers les conséquences naturelles et spirituelles de nos choix. »
Dans ce chapitre, nous abandonnons le mythe d’un jugement divin repoussé à la fin des temps. Le Coran présente Al-Haqq non comme une simple valeur morale, mais comme une loi cosmique : la loi de cause à effet qui soutient toute chose. Ce principe relie les dimensions physique et métaphysique, impliquant que chaque acte produit une conséquence — immédiatement ou au fil du temps. C’est cette loi qui gouverne la résurrection, la renaissance et le cheminement de l’âme.
Al-Haqq est le principe qui rend la création possible et intelligible. C’est pourquoi Dieu Se décrit comme Aḥkamu al-Ḥākimīn — le plus juste des juges — non comme un punisseur lointain, mais comme l’architecte d’une réalité parfaitement équilibrée. Dans ce système, l’évolution de l’âme est équitable : ce qu’elle acquiert, elle l’affronte. Dès lors, la renaissance cyclique n’est pas une option philosophique, mais une nécessité — le mécanisme même de la justice divine.
مَّآ أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍۢ فَبِمَا كَسَبَتْ يَدَاكَ
« Tout mal qui t’atteint est dû à ce que tes propres mains ont acquis. » (Coran 42:30)
Le chapitre complet révèle comment la justice divine constitue l’architecture cachée de l’existence — et comment la reconnaissance de cette loi permet de décoder à la fois l’Écriture et nos propres vies. Il pose les fondations nécessaires pour comprendre la renaissance, la responsabilité et la trajectoire de l’âme développées dans les chapitres suivants.
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